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Quels sont les éléments clés d’un sociofinancement?

Elizabeth Coulombe et sa partenaire Valérie Laliberté ont mis au monde l’entreprise Tero, suite à l’engouement de la population envers leur projet de fin d’études.

Alors que les deux étudiantes complétaient leurs études, elles ont participé à plusieurs concours entrepreneuriaux où elles ont cumulé les honneurs et amassés plus de 300 000 $. Soyez sans crainte, les jeunes entrepreneur•es ont déposé un premier brevet provisoire cet hiver.

Opter pour une campagne de sociofinancement

Dès le début de leur aventure entrepreneuriale, Elizabeth et Valérie savaient qu’elles voulaient faire une campagne de sociofinancement. Après avoir évalué les différentes plateformes, elles ont sélectionné celle de Kickstarter. L’objectif de leur campagne était de lever 70 000 $, un objectif atteint en seulement 10 minutes. Après 24 heures, elles avaient 1 M $. La campagne s’est conclue avec une levée totale de 1.75 M $ et un engagement à produire plus de 4 300 unités de Tero.

Une fois la campagne terminée, les contributeurs sont débités et les fonds amassés sont versés dans le compte de l’entreprise.

L’entrepreneur a la responsabilité de rendre des comptes à ses contributeurs, mais n’a aucune responsabilité légale de livrer le produit.

Créer l’engouement avant la campagne

Le gros du travail d’une campagne de sociofinancement se fait en amont de la campagne à proprement dit. Dans le cas de Tero, dès leurs débuts, les cofondatrices ont collecté les informations de tous les gens qui démontraient de l’intérêt envers leur produit. En l’espace de deux ans, elles ont collecté plus de 30 000 noms. Environ deux mois avant le lancement de leur campagne de sociofinancement, les entrepreneurs ont entamé les communications auprès de leurs clients potentiels : elles ont notamment présenté les avancements du produit ainsi que la venue d’une campagne de sociofinancement. La preuve que cette stratégie a porté fruit : plus de 90 % des 4 300 unités “vendues” sur Kickstarter proviennent du Québec. Suite au succès de sa campagne, l’équipe de Tero a cessé de prendre les commandes et s’est concentrée sur le développement de son produit.

Les facteurs-clés d’une bonne campagne de sociofinancement selon Elizabeth Coulombe :

  • Planifier plusieurs mois, voire plusieurs années d’avance sa campagne
  • Collecter les informations des gens qui aiment le produit
  • Parler au maximum de son produit et le faire connaitre
  • Partager de l’information claire sur son produit
  • Dégager de la confiance

Finalement, Elizabeth recommande de prévoir un budget d’environ 20 000 $ pour réaliser une campagne de sociofinancement. Dans le cas de Tero, leur vidéo a couté environ 5 000 $ à produire et la majorité du budget restant était destiné aux efforts marketing sur Facebook, où ils ont été cherché environ 10 000 personnes de plus à leur base de données. Il est évidemment possible de réaliser des campagnes avec de plus petits budgets.

Les podcasts recommandés par Valérie Laliberté

  • Crowdfunding Demystified Par CrowdCrux:
    • Entrevues avec des entrepreneurs de tous les horizons et de partout dans le monde qui ont lancé des campagnes sur diverses plateformes. Mais ils offrent aussi des épisodes sur plusieurs sujets importants à ne pas oublier, comme les coûts de shipping, la distribution, la préparation avant le lancement, chaîne d’approvisionnement)
    • Mes coups de coeur :
      • EP #211 Kickstarter Staff Member Reveals All 
      • EP #268 The step-by-step Plan to Raise $1.69 Million on Kickstarter (Entrevue avec Xavier Peich de SmartHalo, entreprise de Montréal) 
      • EP # 261 How to Gather 20K Emails and Raise $1 Million on Kickstarter (Entrevue avec l’entreprise Narwal)
  • Funding the Dream on Kickstarter
  • Autre podcast d’entrepreneurs non directement relié au sociofinancement mais qui inspire et motive à se lancer et à persévérer :
    • Urbania : Histoires d’affaires – série de 5 épisodes, entrevues avec des entrepreneurs Québécois, sorti en 2016
    • How I Build This with Guy Raz – Entrevues avec plusieurs entrepreneurs d’envergure (James Dyson, Yvon Chouinard, Simon Sinek)

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