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Jerome E. Hajek – Se lancer en affaire en deuxième carrière

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Aujourd’hui, Anthony discute des défis et des avantages de se lancer en affaire en deuxième carrière avec Jerome E. Hajek. À l’âge de 37 ans, Jerome a quitté le monde corporatif pour voyager et par la suite fonder son entreprise, Jouets Kimboo.

Jerome a travaillé dans le monde corporatif durant une vingtaine d’années au sein d’une grande banque canadienne et d’un gestionnaire mondial d’investissement. C’était pour lui un objectif de prendre sa retraite tôt. C’est donc avant la quarantaine qu’il a quitté son emploi pour consacrer tout son temps aux sports, aux voyages et à la fête. L’euphorie était à son maximum jusqu’à ce qu’un beau jour, installé sur son balcon, il s’est dit que ça ne pourrait pas durer.

Il a rencontré son épouse et a fondé une famille. Il a aussi lancé son entreprise Jouets Kimboo.

Développer l’idée

Au départ, Kimboo n’était qu’un projet pour s’occuper sans avoir à reprendre son ancien emploi. Alors qu’il attendait son premier enfant, son ami neuropédiatre lui a conseillé d’éloigner son enfant des écrans entre 0 et 2 ans. Il a donc développé une idée de jouet pour sa fille sans écran et pour aider au développement de sa force motrice et son courage.

Le principe du premier produit de Kimboo, une planche d’équilibre, est originaire des pays scandinaves. En effectuant des recherches, Jerome a rapidement réalisé que ce qui était offert sur le marché était dispendieux et fabriqué à l’étranger. Il s’est donc lancé le défi de le produire au Québec, et pour moins cher.

À la fin de l’année 2019, ils ont commencé à lancer de plus en plus de produits et à vendre davantage. À l’automne 2021, plus d’une dizaine de produits originaux étaient disponibles sur leur site Web. Le but de Jerome était, et est toujours, de prendre son temps et de trouver du plaisir dans ce qu’il entreprend.

En développant les produits pour le plaisir, il n’avait pas la pression de compétitionner le marché ou de faire du profit. Il se concentrait à bâtir une entreprise saine au niveau financier et qui avait une mission sociale.

3 ans plus tard, il est fier de produire des dizaines de milliers de produits à travers le Canada, de manière écoresponsable, d’aider les enfants et de soutenir l’environnement en plantant des arbres à chaque achat. L’entreprise offre fréquemment des dons à des centres communautaires et travaille avec un partenaire qui emploie des personnes ayant un certain handicap mental ou physique. Jerome mentionne qu’il ne s’agit pas d’avoir une grande mission sociale, mais de faire des actions signifiantes lorsque c’est possible.

Le contexte pandémique

Le premier confinement vécu en 2020 a grandement aidé l’entreprise. C’est à cette même période qu’ils ont été de passage à l’émission Dans l’œil du dragon. Cela leur a permis d’augmenter leurs ventes de 10 % au Québec. L’émission leur a aussi permis de démocratiser le jeu et de prouver son efficacité sur le développement des enfants.

Les défis d’une deuxième carrière en entrepreneuriat

C’est lorsque l’entreprise s’est mise à grandir que Jerome à trouver sa deuxième carrière plus difficile. Le lancement de plusieurs produits, la naissance de leur deuxième enfant, leur passage à la télévision et la pandémie ont fait explosé leurs ventes. Ils avaient de la difficulté à maintenir le cap.

Jerome et son épouse ont donc dû apprendre à déléguer. Ils ont engagé du personnel pour assurer le ménage de la maison. Ils utilisaient des boites repas à préparer ou déjà préparer pour économiser du temps. Ils ont envoyé envoyer leur plus jeune rapidement à la garderie. De cette manière, ils ont pu gagner du temps pour l’entreprise, mais aussi pour leur famille.

C’est une situation que plusieurs parents-entrepreneur•es peuvent vivre : avoir l’impression de manquer de temps et d’en avoir moins à accorder à la famille.

Gérer ses priorités

Pour Jerome, la priorité est toujours la famille. Mais, quelques jours durant l’année, par exemple au Cyber Monday ou Black Friday, il se consacre davantage à l’entreprise. Il utilise les mois creux pour passer plus de temps en famille et pour se préparer à la saison forte. En fait, le dernier trimestre de l’année représente 50 % des ventes de l’entreprise. Ce qui lui permet de profiter des trois autres trimestres.

Au quotidien, il ne se met pas de pression. Il a choisi cette deuxième carrière pour être heureux et travailler à atteindre ses objectifs. Donc, il remet à plus tard ce qui n’est pas une priorité pour lui. S’il envisage un nouveau projet, il est important pour lui qu’il s’accorde avec ses valeurs et qu’il ne compromette pas l’objectif de départ. Si ce projet ne lui apporte pas de bonheur et trop demandant en temps, il le refuse.

Utiliser son expérience

Ayant fait des investissements immobiliers par le passé, Jerome a vécu de mauvaises expériences lorsque venait le moment de collecter les loyers des locataires. Aujourd’hui lorsque des boutiques le contactent pour vendre ses produits et proposent de payer dans les jours suivants, il décline l’offre. Sa mauvaise expérience l’amène à imposer ses limites pour ne pas avoir à faire des tâches qui ne le rendent pas heureux.

Gérer la pression et reprendre le contrôle

Jerome prend tous les imprévus de manière détachée ; « parce que de toute façon il va y en avoir toutes les semaines ». Il voit plutôt cela comme un jeu et ne se laisse pas affecter par le stress de l’entreprise.

Par exemple : lorsque le prix du bois (matériau premier de ses produits) a augmenté de 100 %, il a utilisé sa créativité. Il a cherché de nouveaux fournisseurs et développé de nouvelles méthodes moins dispendieuses.

Les avantages d’être en affaires en deuxième carrière

Une deuxième carrière permet de se consacrer pleinement à ce qui nous rend heureux•se. En démarrant un « side hustle », on s’investit et on développe quelque chose qui nous passionne. Éventuellement, si notre emploi ne nous satisfait pas, nous serons en mesure de le laisser pour vivre de cette passion. C’est une opportunité de pense à soi et de vivre quelque chose de meilleur.

Ses conseils pour une deuxième carrière en entrepreneuriat

Jerome recommande de ne pas chercher de financement extérieur, mais plutôt de le créer soi-même avec du profit, en économisant ou en investissant. Sa méthode a été de mettre de l’argent de côté tôt dans sa vie, de réduire ses dépenses et d’investir. Il est possible de démarrer son entreprise avec peu d’argent, surtout si elle a été développée en « side hustle ». Pour lancer Jouets Kimboo, il a dû investir de sa poche seulement 15 000 $, ce qui est très peu.

Garder un équilibre de vie et être heureux

Ce qui rend Jerome heureux : son entreprise, ses enfants, la santé, son pays et sa tranquillité. Il se considère chanceux d’avoir ce qu’il a aujourd’hui. Donc quand le stress se fait trop présent, il se libère du temps pour en consacrer à ce qui le rend heureux.

Ce qu’il faut retenir du parcours de Jerome est qu’il n’est jamais trop tard pour se consacrer à ce qui nous fait plaisir. Il n’y a rien de mal à laisser un emploi qui ne nous comble plus pour s’investir dans quelque chose qui nous passionne. L’important est de trouver le bonheur et de se mettre en priorité au quotidien. 

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