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#074 – DE18 – Régis Desmeules – Le top 10 des choses à ne pas dire à un•e investisseur•e

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Durant cette découverte, Anthony discute avec Régis Desmeules !

Régis est un entrepreneur et un ange investisseur (Anges Québec) auprès de start-up innovantes et très prometteuses. Il a assisté à plus de 200 pitches d’entrepreneur•es à la recherche de financement, a investi dans plus d’une douzaine d’entreprises. Et il s’implique comme mentor, aviseur et administrateur (CA) auprès de start-ups.

Pour en apprendre davantage sur le sujet du financement, nous vous recommandons fortement le livre de Régis Desmeules, « Réussir son premier financement ». Pour vous le procurer, visitez le site Web de Régis : https://www.regisdesmeules.com ! 

Voici donc les 10 choses à ne pas dire à un•e investisseur•e, selon Régis Desmeules. 

 

# 1 Ne pas demander de NDA (Non Disclosure Agreement ou accord de non-divulgation) 

Soyez conscient•e que ce genre d’accord demande du temps à l’investisseur•e. L’investisseur•e ne désire pas voler votre idée, mais bien de la connaître. L’accord est donc inutile. En fait, l’investissement est davantage fait dans l’entrepreneur•e et son équipe que directement dans l’entreprise. 

C’est lors de la vérification diligente que vous serez amené à divulguer des informations à l’investisseur•e. À ce moment, une entente de NDA sera réellement nécessaire.

Si vous ressentez de la méfiance envers les investisseur•es, il vaut mieux éviter de les rencontrer. 

N’hésitez pas à les préqualifier et en prenant connaissance de leurs profils avant de les contacter. Cela vous assurera de rencontrer que des personnes sérieuses. 

 

# 2 Ne pas dire que vous travaillez à temps partiel pour votre start-up 

Travailler seulement à temps partiel sur votre entreprise donne une mauvaise impression. Comme si vous ne croyiez pas fermement au succès de votre entreprise ou que vous gardiez une porte de sortie…

Mais ne lui mentez pas ! Le mensonge vous assurera le rejet de votre demande. Nous vous encourageons plutôt à consacrer davantage de temps à votre entreprise avant de demander du financement. 

D’un autre côté, lorsque vous y travaillez à temps plein vous êtes en mode hypercroissance. Ce qui est plus intéressant pour l’investisseur•e. 

À titre informatif, sachez que sur 200 dossiers présentés, en général 1 seul est financé. 

 

# 3 Ne pas dire que votre entreprise est la meilleure au monde

Vous exposerez assurément un manque d’humilité. Il est bon de démontrer de la confiance en son idée, mais il ne faut pas exagérer. 

 

# 4 Ne pas dire « il n’y a pas de compétition »

Rares sont les entreprises qui n’ont pas de compétition. Dire le contraire ne fait que démontrer que vous n’avez pas effectué des recherches approfondies et que vous n’avez pas une bonne vision du marché. 

Il est plus intéressant pour l’investisseur•e que vous présentiez une liste de vos compétiteurs directs et indirects ainsi qu’une bonne étude de marché. 

IMPORTANT: Ces quatre premiers éléments peuvent, en fait, défaire votre crédibilité aux yeux de l’investisseur•e. 

 

# 5 Ne pas dire que votre but est de vendre votre entreprise

Cela pourrait décourager l’investisseur•e à y investir. 

Pourquoi ? Parce qu’il•elle désire vous voir lui donner de la valeur et la faire grandir. La vente de l’entreprise n’est possiblement pas à son avantage ou dans sa vision à long terme. 

D’autres options s’offrent à vous plutôt que la vente. Ainsi, vous pouvez verser des dividendes, accorder des clauses pour l’investisseur•e ou une IPO (Initial Public Offering ou une introduction en bourse). 

Pour en savoir plus sur la IPO, visionnez cette entrevue avec Carl Goyette, PDG de Guru

 

# 6 Ne pas faire de valorisation stratosphérique

Il s’agit d’accorder une trop grande valeur à son entreprise comparativement à ce qu’elle vaut réellement sur le marché. Sa valeur doit absolument être appuyée sur des éléments comparatifs. 

Il est important de savoir que les investisseurs en capital de risque (VC) ont accès à davantage d’informations que vous n’avez pas : recherche dans le domaine d’affaires, autres start-ups, statistiques des dernières années, acquisitions récentes et autres métriques. Toutes ces données sont utilisées dans la négociation. 

La valorisation est la plus grande difficulté lors du premier financement. Vous pouvez former un consensus entre vous et l’investisseur•e qui est appelé un cap de valorisation. Ce qui lui garantit qu’un seuil prédéterminé ne sera pas dépassé.  

 

# 7 Ne pas avoir des projections exagérées

Vos projections ne doivent pas être inventées. Elles doivent être basées sur un historique et un funnel de vente déjà existant. Vous devez être en mesure de démontrer l’évolutivité de vos ventes. 

Il vaut mieux avoir des projections réalistes que vous dépasserez, plutôt que d’avoir des projections exagérées que vous n’atteindrez pas. 

Faites preuve de proaction en présentant plusieurs types de scénarios. Des scénarios optimistes et pessimistes prouvent que vous êtes paré à toutes éventualités. 

 

# 8 Ne pas connaître les finances de l’entreprise

L’investisseur peut vous poser des questions sur votre chiffre d’affaires de l’année dernière, vos profits, vos pertes, votre chiffre d’affaires depuis le début de l’année, votre projection pour l’année, votre endettement, votre cash flow et vos rentrées d’argent, par exemple. 

Vous pouvez obtenir de l’aide auprès d’incubateurs et d’accélérateurs. Ils peuvent vous offrir des services de comptabilité et de fiscalité. Cela vous aidera à mieux comprendre et à interpréter vos finances. 

 

# 9 Ne pas dire que vous avez d’autres offres 

Vous allez mettre de la pression sur l’investisseur•e et lui donner l’impression d’avoir un ultimatum. 

Les investisseurs doivent suivre des étapes, des processus, consulter leur équipe, faire face à des délais et des restrictions légales. Il faut leur laisser du temps. 

 

# 10 Ne pas dire que l’investisseur•e est votre dernier espoir 

Cela est en fait une autre forme d’ultimatum, ce qui n’est pas attirant pour l’investisseur•e. 

Il•elle pourrait ainsi douter de votre efficacité en tant qu’entrepreneur•e. Cette phrase peut donner l’impression que vous négligez votre entreprise et que vous n’êtes pas assez en contrôle. 

Vous devez avant tout créer une chimie entre vous et l’investisseur•e. En sachant que l’investissement est dans la personne et son équipe. Vous devez vous vendre en tant qu’entrepreneur•e. 

Nul besoin d’être le premier sur le marché ! Plusieurs grandes entreprises, telles qu’Apple, Google et Facebook, n’étaient pas premières. En tant que deuxième, vous allez pouvoir apprendre des erreurs du premier. 

Ainsi, ce qu’il faut retenir c’est de faire preuve d’humilité, communiquer clairement et démontrer votre solution simplement. 

 

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