Trucs et conseils

L’importance de connaître l’évaluation de son entreprise

Très souvent dans le développement de son organisation, un•e entrepreneur•e doit être en mesure de bien évaluer la valeur financière de son entreprise. Que ce soit pour la vendre, la financer ou même la fusionner avec une autre entreprise, déterminer sa valeur est une compétence essentielle de l’entrepreneur•e.

Pour y arriver, il faut tenir compte de plusieurs aspects de l’entreprise :

  • les prévisions et projections financières
  • la valeur actuelle et future de ses actifs tangibles
  • la valeur actuelle et future de ses actifs intangibles (marque de commerce, propriété intellectuelle, etc.)
  • la valeur et l’ampleur de ses dettes
  • la valeur des différents contrats clients, fournisseurs, employés, licences d’exploitation, etc.
  • le profil de l’acquéreur ou l’objectif visé par la valorisation
  • etc.

C’est toute une science à maîtriser que d’être en mesure de déterminer avec précision et justesse la valeur d’une entreprise en fonction des circonstances et des parties impliquées. Certains en font d’ailleurs leur profession (EEE – Experts en évaluation d’entreprises) et ils se sont même regroupés dans une association professionnelle (Institut des CBV). Bref, cela peut devenir rapidement très complexe !

Mais comme entrepreneur•e, il faut tout de même connaitre le minimum afin d’avoir une idée de la valeur de son entreprise. Ne serait-ce que pour évaluer la création de valeur des dernières années (est-ce que le coût en vaut la chandelle) ou des prochaines! Même chose du côté du financement où les créanciers voudront connaitre les capacités de remboursement et les garanties que l’entreprise peut offrir. Celles-ci déterminent ensemble la valeur financière de l’organisation.

Mon expérience m’a enseigné que la véritable valeur d’une entreprise est déterminée lorsqu’une transaction a lieu. Tout exercice précédant cette transaction est en fait une estimation subjective de la valeur de part et d’autre. Cela vient aider les négociations entre les parties, mais c’est seulement lorsqu’il y a une transaction que la véritable valeur est déterminée. S’il n’y a pas de transaction, on pourrait conclure que la valeur réelle se trouvait quelque part entre la position des deux parties !

Si vous avez bien compris le paragraphe précédent, il devient donc impératif que vous ayez, comme entrepreneur•e, un point de vue qui soit défendable sur la valorisation de votre entreprise. Sinon, vous laissez à l’autre partie, l’entière responsabilité de déterminer la valeur rationnelle d’une transaction. Parfois, cette autre partie est votre avocat ou votre comptable. Alors c’est bon, il ou elle travaille pour vos intérêts. Mais je vous rappelle qu’il n’y a personne de mieux placé que vous même pour défendre vos intérêts ! Parce que vous devrez négocier la valeur finale de la transaction ! Certes, c’est bien d’être accompagné par une ou un expert, mais que ce soit un prêt, un investissement, une émission d’actions, un rachat d’actions, une vente de l’entreprise, en tout ou en partie, une fusion ou n’importe quelle autre décision stratégique touchant la création de valeur, vous serez à la table finale de la décision !

Je vous suggère donc de vous renseigner sur le sujet et de développer vos aptitudes à évaluer votre entreprise. Développez des méthodes simples et rapides pour déterminer de façon sommaire et assez objective la valeur de n’importe quelle entreprise. Il existe plusieurs méthodes d’évaluation pour une entreprise. Favoriser une méthode plutôt qu’une autre est surtout une question de contexte. La plupart du temps, les évaluateurs utiliseront plusieurs méthodes et feront une moyenne des résultats pour tenter de définir une valorisation plus juste.

Quatre méthodes sont fréquemment utilisées pour évaluer rapidement une entreprise :

  • la valeur comptable ;
  • l’actualisation des flux de trésorerie ;
  • la méthode des multiples ;
  • la méthode des comparables.

Mais un point demeure commun à toutes ces méthodes : les profits ! Une entreprise qui ne fait pas de profits et qui n’en fera jamais n’a aucune valeur financière liée à ses opérations. Son bilan peut tout de même en avoir. Elle pourrait même avoir une valeur fiscale ou stratégique et même émotive pour un acheteur. Dans de tels cas, la valeur attribuée ne suit plus aucune logique rationnelle. Elle est purement subjective.

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