Trucs et conseils

Établir une bonne relation avec ses investisseurs et son banquier

Ça y est! Vous avez travaillé fort sur votre « pitch » et ç’a marché! Votre prochain projet vient d’être financé et, avec ce nouveau flux d’argent, vous allez acheter des équipements neufs, engager des personnes compétentes et multiplier les ventes.

Cependant, votre banquier et/ou vos investisseurs ne se sont pas attachés à vous pour vos beaux yeux : ils ont des attentes sur vos performances et celles de votre entreprise.

Il est de votre responsabilité d’établir et de maintenir un lien de confiance avec eux. Pour y arriver, il est important d’instaurer un canal de communication efficace qui vous permettra de leur donner des informations pertinentes. En étant prévenant, vous les autorisez à anticiper les coups et à réagir de manière constructive.

La première chose que vos investisseurs et votre banquier devraient comprendre, c’est votre modèle d’affaires. Même une fois le chèque encaissé, vous devez continuer de vous assurer qu’ils comprennent ce que vous souhaitez réaliser et la façon dont vous allez y parvenir. Établissez des objectifs clairs et quantifiables. Cela leur permettra de mieux saisir vos priorités et décisions. Ce sera aussi plus facile pour eux de vous donner de meilleurs conseils et de vous épauler au besoin.

Lorsque cela est fait, vous devriez être en mesure de développer un rapport qui permet à vos investisseurs de suivre l’évolution de votre plan.

À quelle fréquence?

Cela dépend de votre société, de son rythme et de sa phase de croissance, mais on estime généralement qu’une fois par mois suffit. Cela peut être moins si votre société se trouve dans une période où les choses avancent lentement. Par contre, lorsque vous planifiez une rencontre, assurez-vous qu’un tel rapport soit envoyé au moins une semaine à l’avance.

Quoi mettre dans votre rapport?

Le but de celui-ci est d’offrir une idée claire et concise de la progression de l’entreprise par rapport aux objectifs que vous avez établis. Un rapport contenant quelques indicateurs-clés de performances (KPIs) accompagnés d’un commentaire sur la situation de la compagnie et de ce que vous envisagez pour la suite suffit.

Vous devez nécessairement donner un portrait de la santé financière de votre société. Pour le reste, cela dépend de la situation de votre entreprise et des cibles à atteindre. Si vous êtes en démarrage, un indicateur sur l’acquisition de nouveaux clients sera pertinent. En phase de maturation, un suivi de la progression de vos revenus récurrents ou de vos marges de profit a plus de sens.

Parmi les indicateurs souvent cités dans ces rapports, on trouve :

  1. Le revenu (total, sa croissance par mois, comparé aux projections ou au même mois de l’année précédente, etc.).
  2. L’état de la trésorerie (et le nombre de mois qu’a l’entreprise avant de manquer de liquidités).
  3. Les clients et les ventes (leur nombre, leur croissance, le pourcentage de clients récurrents, etc.).
  4. La marge de profit (brute et/ou nette).

Jusqu’à quel point être transparent?

C’est une question délicate. Évidemment, les investisseurs s’attendent à ce que vous soyez aussi ouvert que possible et c’est normal. D’un autre côté, vous ne souhaitez pas qu’ils s’immiscent dans votre travail de gestion quotidienne. Lorsque vous devez communiquer un défi auquel fait face l’entreprise, ayez déjà un plan en main pour y répondre. Vous pourrez ainsi mieux cadrer la conversation et maintenir plus facilement le lien de confiance.

Ne faites pas l’erreur de cacher des écueils. Personne n’aime être mis devant un fait accompli, particulièrement lorsqu’il s’agit d’un échec. En montrant que vous voyez venir les problèmes — et en les réglant — vous renforcerez la foi qu’ils ont en vous. De plus, vos partenaires pourraient vous proposer des solutions et des ressources pour vous aider à braver la tempête. Après tout, c’est dans leur intérêt.

La relation avec vos investisseurs et votre banquier n’est pas à négliger. Lorsqu’un lien solide est établi, ils peuvent devenir des alliés précieux. Au contraire, si la méfiance s’installe, les conflits qui en découleront vous prendront beaucoup d’énergie et vous empêcheront de vous concentrer sur ce que vous devez faire : gérer votre entreprise et assurer son succès.

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